La Logique Fonctionnelle

La logique de la médecine fonctionnelle permet de retrouver les déséquilibres premiers non corrigés qui ont causés une maladie. C’est grâce à un interrogatoire et un examen clinique poussé concernant les paramètres de santé du patient sur les plans physique, psychologique, alimentaire, énergétique…qu’un bilan fonctionnel peut être établi. La logique fonctionnelle s’intéresse surtout à « comment ça fonctionne » pour détecter où sont les problèmes à corriger, et non pas seulement aux symptômes apparents. L’individu est appréhendé dans sa particularité fonctionnelle et sa globalité.

L’Homéostasie : Base de la Logique Fonctionnelle

Le corps est en permanence en train de se réguler. Il cherche perpétuellement son équilibre.
Un état de santé parfait au sens strict du terme, n’existe pas. Dans l’organisme rien n’est jamais figé. Le travail physiologique est constamment en train de s’auto-compenser. La capacité du corps à maintenir son état de santé seconde par seconde (appelée homéostasie) se base sur les capacités régulatrices qui agissent en permanence et sont extrêmement nombreuses et variées. Les régulations sont d’ordre :

– mécaniques : un effort quelconque entraîne une contrainte et donc l’obligation d’adaptation de TOUT l’organisme. S’il en est capable l’état de santé subsiste. Sinon, une pathologie sera générée.
– hormonales : lorsqu’on mange, par exemple, il y a une adaptation de la glycémie par la sécrétion d’insuline
– génétiques : phénomènes de réparation de l’ADN
– thermiques …. Et bien d’autres encore…

Les contraintes sont pour la plupart régulées, contrebalancées tant que nos capacités régénératrices le permettent. Dans ce cas, il n’y a pas de symptômes, pas de douleur, pas de maladie. C’est le mouvement de vie idéal.
Les pathologies apparaissent quand il y a un affaiblissement des facultés de régénération par la répétition excessive des mêmes contraintes physiques, énergétiques, psychologiques, émotionnelles, alimentaires.

Accumulation Des Déséquilibres

Plus le corps compense, plus les déséquilibres s’accumulent, car la compensation n’est pas synonyme de disparition du déséquilibre.Le corps tolère un certain nombre de déséquilibres et peut quand-même continuer à fonctionner. Lorsque le seuil de tolérance est dépassé apparait un signal d’alarme sous la forme d’un symptôme ou d’une maladie.

Tout symptôme provient du dépassement des capacités régulatrices de l’organisme

Pour traiter une maladie on ne peut donc pas se contenter d’éliminer les symptômes mais il est nécessaire de remonter à la cause du problème et de traiter les capacités physiologiques déficientes.

La Notion De Terrain

Les maladies ne surgissent donc pas au hasard. Les déséquilibres d’ordre physiologique, alimentaire, psychologique… s’installent progressivement et font le lit de la maladie.
Une maladie survient parce qu’il y a des déficiences ou dysfonctionnements antérieurs à son apparition. L’ensemble des qualités et des déficiences à un moment donné est appelé le terrain.
Chaque individu a un terrain de santé qui lui est propre. Malgré cela on peut définir six grands groupes de terrains.
Il est très important de noter qu’un même symptôme peut provenir de déséquilibres différents :

-vous pouvez avoir mal au genou à cause d’un déséquilibre de l’assiette du pied. Ou à cause d’un problème de hanche.
-vous pouvez avoir mal à la tête dans le cadre de troubles des règles, d’une méningite, d’une déshydratation ou d’une simple fatigue.

C’est pourquoi le praticien s’attache à l’ensemble des paramètres et non pas à un symptôme isolé.

L’Evaluation du Terrain

Il s’agit de faire un diagnostic de terrain. Pour un individu donné, l’analyse des paramètres cliniques permet de savoir quel est le type de terrain.

– l’analyse précise du symptôme dans un premier temps
– l’analyse du fonctionnement de l’organisme (physiologie appliquée) par l’interrogatoire poussé, l’examen clinique, les examens complémentaires (biologie, imagerie etc..).

Quelques exemples de données cliniques : le(s) pouls, la tension artérielle, l’état de langue, la gestion de(s) température(s) corporelle(s), l’état des émonctoires (digestif, rein…), la gestion du stockage (maigreur/surcharge, hypertrophie des organes…), la qualité et la circulation du sang, la tonicité musculaire (tensions, relâchement des tissus, existence ou non de prolapsus…)….
Le regard fonctionnel intègre des paramètres en cohérence en vue d’avoir une image la plus exacte possible du fonctionnement physiologique de l’organisme.

Le terrain peut être plus ou moins altéré

Selon l’étendue des déséquilibres (nombre de paramètres altérés) et la profondeur des déséquilibres (importance des altérations), le terrain va être plus ou moins difficile à réhabiliter et le traitement plus ou moins long.
La particularité des maladies chroniques est qu’elles surviennent sur des terrains à problématique profonde et/ou très dégradés.

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